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Le Kremlin affirme avoir accepté une pause sur les frappes contre Kiev jusqu'à dimanche
information fournie par AFP 30/01/2026 à 15:18

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'une rencontre avec des journalistes, sur une photo prise le 29 janvier et diffusée le 30 janvier 2026 par le service de presse de la présidence ukrainienne ( UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SERVICE / Handout )

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'une rencontre avec des journalistes, sur une photo prise le 29 janvier et diffusée le 30 janvier 2026 par le service de presse de la présidence ukrainienne ( UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SERVICE / Handout )

Le Kremlin a indiqué vendredi avoir accepté une demande du président américain de s'abstenir de frapper Kiev jusqu'à dimanche, alors que les attaques russes ont mis à mal le réseau énergétique ukrainien sollicité par un hiver glacial devant encore s'aggraver.

Depuis l'annonce jeudi par Donald Trump d'un arrêt des frappes russes "pendant une semaine", une certaine confusion règne sur les modalités de cet accord, alors que des négociations sur une fin du conflit doivent se tenir dimanche à Abou Dhabi.

La Maison Blanche n'a livré aucun détail sur la date de cette trêve ni sur le type d'installations potentiellement épargnées par les attaques russes.

Interrogé à ce sujet vendredi, le Kremlin a affirmé vendredi que Donald Trump avait demandé à son homologue russe Vladimir Poutine de cesser jusqu'au 1er février les frappes sur la capitale ukrainienne, sans toutefois préciser quand cette demande a été faite.

Selon le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, il s'agit de "créer des conditions favorables à la tenue de négociations".

Des attaques russes ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi en Ukraine, l'armée de l'air ukrainienne ayant fait état d'un missile et de 111 drones tirés, dont 80 ont été abattus.

Mais selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, "il n'y a pas eu de frappes sur les installations énergétiques hier soir" et l'armée russe "se concentre désormais sur des frappes logistiques".

Les derniers bombardements russes sur Kiev ont eu lieu dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 janvier.

- Froid "exceptionnel" -

De son côté, M. Zelensky a lui évoqué dans des propos publiés vendredi le principe d'un arrêt mutuel des frappes spécifiquement sur les infrastructures énergétiques avec la Russie.

"Si la Russie ne frappe pas nos infrastructures énergétiques – installations de production ou tout autre infrastructure énergétique –, nous ne frapperons pas les leurs", a déclaré M. Zelensky à des journalistes, dont ceux de l'AFP, en réponse à l'annonce de M. Trump.

Jeudi soir, il avait dit compter sur les Etats-Unis pour parvenir à cette trêve, alors que les frappes russes des derniers mois ont provoqué des coupures d'électricité et de chauffage d'ampleur dans plusieurs grandes villes d'Ukraine, dont la capitale, où jusqu'à la moitié des immeubles ont été par moments affectés.

Donald Trump a dit avoir fait cette demande à Vladimir Poutine en raison du froid "exceptionnel" en Ukraine, les météorologues annonçant des températures nocturnes pouvant descendre jusqu'à -30°C dans les prochains jours.

Le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, a rapporté sur Telegram que 378 bâtiments restaient sans chauffage dans la capitale ukrainienne après les précédentes frappes russes, alors que les travaux de réparation se poursuivent.

L'Ukraine frappe de son côté régulièrement des raffineries et dépôts pétroliers en Russie et des infrastructures de transport d'hydrocarbures, provoquant d'importants incendies. Les régions russes frontalières ont aussi connu par moments des coupures de courant à cause des bombardements ukrainiens.

- Discussions diplomatiques -

Russes, Ukrainiens et Américains ont entamé vendredi et samedi derniers un cycle de pourparlers à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, sur le plan proposé par Washington pour mettre fin à quatre ans de combats. Des représentants de Moscou et Kiev doivent se réunir à nouveau dimanche.

Volodymyr Zelensky a indiqué que les discussions butent toujours sur l'épineuse question des territoires de l'est de l'Ukraine que Moscou revendique. La Russie exige notamment que les forces ukrainiennes se retirent des zones de la région de Donetsk qu'elles contrôlent encore.

"Jusqu'ici, nous n'avons pas réussi à trouver un compromis sur la question territoriale, en particulier concernant une partie de l'est de l'Ukraine", a indiqué le président ukrainien.

Des soldats ukrainiens s'entraînent dans la région de Donetsk, le 28 janvier 2026 ( AFP / Tetiana DZHAFAROVA )

Des soldats ukrainiens s'entraînent dans la région de Donetsk, le 28 janvier 2026 ( AFP / Tetiana DZHAFAROVA )

Selon lui, la Russie a aussi interrompu les échanges de prisonniers de guerre, dont le dernier en date remonte à l'année dernière. Ce type d'échanges était le seul résultat concret des dernières négociations russo-ukrainiennes, en 2025 à Istanbul en Turquie.

Côté russe, le Kremlin avait confirmé jeudi que le dialogue "se poursuivait" sans vouloir commenter les détails du processus.

Donald Trump a assuré jeudi que "beaucoup de progrès" avaient été faits jusqu'ici dans les pourparlers diplomatiques.

Sur le front, l'armée russe a revendiqué vendredi de nouvelles avancées en annonçant la prise des localités de Berestok dans la région de Donetsk (est) et de Ritchné dans celle de Zaporijjia (sud), cette dernière étant située à moins d'une trentaine de kilomètres de la capitale régionale éponyme.

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